| Jardinage Conseils 2011 |
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| SOMMAIRE | |
| Étape 1 : | Verdir tous ces petits espaces disponibles |
| Étape 2 : | Travailler le sol, lit de votre culture |
| Étape 3 : | Transplanter, quelques règles de compagnonnage |
| À propos du compagnonnage |
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Biodiversité, rotation des cultures et compagnonnage
vont ensemble. Élaborer son plan de jardin, c'est en tenir compte.
Vous trouverez deux tableaux sur le compagnonnage, tirés
du livre LE JARDIN ÉCOLOGIQUE (pp. 128-129) d'Yves Gagnon,
notre collaborateur pour ces pages.
La biodiversité d’un jardin reflète son dynamisme écologique. En milieu rural, les insectes foisonnent, les oiseaux abondent et les batraciens, malgré leur précarité, affirment leur présence par des concerts printaniers tonitruants.
Le milieu urbain diffère qu’on soit sur le Plateau Mont-Royal, à Rivière-des-Prairies ou à Westmount. Peu importe l’endroit, on doit considérer son jardin comme un microcosme vivant, à l'intérieur duquel toutes les composantes - membres des règnes minéral, animal et végétal - sont en relations étroites et permanentes. La somme de ces interactions fait en sorte que le milieu se comporte comme un corps vivant, disposant de ses propres mécanismes de défense, garants de son équilibre.
Plus l’équilibre est dynamique, moins le jardin sera vulnérable.
La clef de cet équilibre repose sur la diversité végétale du jardin qui assure sa biodiversité. Les arbres et les arbustes attirent les oiseaux qui y nichent et s'y alimentent. En période de nidification, ceux-ci sont de voraces prédateurs. Ainsi, une paruline dévore jusqu'à 3 500 pucerons à l'heure et les merles nourrissent quotidiennement leurs oisillons d'une multitude de vers gris.
Microcosme abondant
Les fleurs sont une source inestimable de nectar essentiel à la présence des insectes bénéfiques. Un seul rang de sarrasin en attire un nombre incalculable. On tentera donc d'assurer, par ses aménagements, une présence maximale d’insectes utiles, soit des prédateurs, des parasitoïdes et des pollinisateurs :
En émettant des fragrances dans l’espace, les fleurs contribuent également à berner les ravageurs tout comme le font les plantes aromatiques. Ainsi, quelques plants de souci et de bourrache, de thym et de sauge, disséminés ça et là dans le jardin, réduisent la présence de trouble-fête tout en offrant parfums et saveurs à la table.
Compagnonnage enthousiaste
Animés par le compagnonnage, de nombreux jardiniers pèchent cependant par enthousiasme en intégrant au jardin un excès de plantes compagnes ce qui nuit au mouvement de l’air et induit, lors d’années pluvieuses, le développement de maladies fongiques. Il faut garder à l’esprit que les petits transplants deviendront grands. Un plant de bourrache par exemple atteint facilement 75 cm de hauteur par 50 cm de largeur.
Incidemment, il importe d'assurer en tout temps une bonne circulation d’air de façon à favoriser l’assèchement des feuilles tôt le matin ou après la pluie.
Le plan d'eau est un maillon essentiel de tout système écologique. Il invite la faune ailée qui, pour pouvoir en bénéficier, s’établit souvent à proximité. L'étang favorise aussi la présence d'insectes bénéfiques dont les demoiselles et les libellules, de redoutables carnassières. Enfin, il permet la multiplication des crapauds, de grands consommateurs de vers gris et de limaces. Une petite mare de 1 m sur 2 m exerce déjà un impact positif sur le milieu.
Ravir, étonner
Enfin, au potager, par souci de productivité et d’organisation, on associera les légumes d’exigences similaires et de familles différentes. Ainsi les concombres et les tomates se voisinent bien, tout comme les choux et les laitues, les pommes de terre et les haricots, les carottes et les oignons, les rutabagas et les betteraves (voir les tableaux de compagnonnage).
On en sera quitte pour de chatoyants paysages, contemplés en toute saison, à partir de la fenêtre de la cuisine, de la salle à manger ou du salon. Pour peu qu'on y prête attention, la biodiversité urbaine étonne et ravit.
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