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Horaire du Marché Jean-Talon

Jean-Talon Le marché Jean-Talon

Mission - Marché Jean-Talon

« Assurer aux Montréalais et aux Montréalaises un accès aux produits de la terre, dans des marchés publics qui correspondent à leur identité »

Le marché Jean-Talon est inauguré en mai 1933 par le maire Camilien Houde. Son noyau original est formé d'un bâtiment de petite taille auquel on accède aussi bien par le nord que par le sud. L'essentiel des transactions s'opère à l'extérieur sous des abris longitudinaux. C'est sur un terrain de jeu qui servait depuis 1904 de club de crosse, le "Sharmrock Lacrosse Grounds" que le marché est organisé.

En 1931, la Ville achète l'espace (avec les bâtiments s'y trouvant) pour la somme de 158 423 $. Elle fait construire des abris, des trottoirs et des égouts, à quoi elle rajoute l'édifice central qu'on appelle le "chalet". Ce petit bâtiment aux lignes simples et équilibrées, décoré de motifs art-déco en corniche et doté d'une horloge en façade, occupe la surface de jeu, alors qu'un petit espace situé à l'ouest avec façade rue Saint-Dominique et resté inoccupé, reçoit un poste de pompiers et de police, qui complètent les équipements municipaux dans ce quartier densément peuplé. Le poste d'incendie est attribué à Emmanuel-Arthur Doucet.

Le "chalet" est alors occupé par un terminus pour les autobus de Laval et par un restaurant attenant à celui-ci et servant à la fois aux clients du marché et aux fermiers. Au premier étage se trouvent une grande salle et le logement du surveillant du marché. À cette époque, le nord de la ville étant peu construit, le marché ainsi que la gare en étaient le point central. Vers 1961, la gare et le restaurant furent remplacés par une bibliothèque municipale et un centre de services sociaux. Vers 1970, le centre de services sociaux déménagea et la bibliothèque suivit à son tour deux ans plus tard. À partir de cette époque, les locaux servent de bureaux administratifs.

Une couleur particulière

La clientèle du marché est formée à l'origine des habitants des paroisses avoisinantes, colorée de la présence des Canadiens d'origine italienne. Ceux-ci ont l'habitude des marchés en plein air, complètement ouverts, à la manière européenne. Aussi peut-être faut-il penser que l'administration municipale d'alors ne jugea pas utile la construction d'un bâtiment de même type que les marchés Saint-Jacques et Atwater, et se contenta d'ériger une série de trois longues galeries ouvertes divisibles en étals. Le marché comme tel est donc complètement extérieur et tous les hivers, les fermiers construisent leur propre cabane souvent très typique. En 1983, ces halles reçoivent des cloisons amovibles afin de procurer aux marchands et aux clients un mail chauffé et à l'abri des intempéries de l'hiver.

En 1904, le terrain du marché était enclavé à l'intérieur d'un îlot bordé en son pourtour de lots d'habitation. Ainsi, le seul accès au parc était par la rue Shamrock. Dès 1911, les habitations commencent à apparaître autour du parc et c'est une ruelle du côté sud qui la première viendra briser l'enclave.

Un marché en pleine évolution

Le marché tel que nous le connaissons aujourd'hui est le résultat d'une série d'agrandissements. Ainsi, lors de sa construction, celui-ci ne compte que deux allées extérieures avec un bâtiment situé à l'emplacement de l'ancien club-house. La rue, aujourd'hui appelée Place du Marché Nord côté nord, est alors ouverte afin de donner accès au nouveau marché. Elle se termine cependant en cul de sac sur les cours arrière des habitations qui bordent le marché.

En 1939, le marché est déjà doté d'une nouvelle paire d'arcades, la rue Place du Marché Nord côté sud est présente ainsi que la rue Henri-Julien entre Mozart et Jean-Talon. Une carte de 1943 nous montre le marché tel que nous le connaissons aujourd'hui, c'est à dire avec ses six arcades et les terrains à chaque extrémité. Les arcades n'apparaissent cependant pas encore reliées entre elles dans leur axe est-ouest.

Le marché Jean-Talon se distingue des autres marchés montréalais de par sa formule essentiellement extérieure. C'est un lieu tout d'abord, caché dans le tissu urbain résidentiel qui ne se laisse aucunement deviner, que ce soit par un élément physique ou par une percée visuelle dans la trame urbaine. Il est bien dissimulé derrière un rideau de bâtiments résidentiels de deux et trois étages dont les cours arrière donnent sur le marché. Au cours des années, de nombreuses cours des résidences situées au nord et au sud du site ont vu leurs hangars se transformer en petits commerces d'alimentation. Les nombreuses boutiques que l'on retrouve maintenant autour du marché donnent aux lieux un cachet particulier, d'autant plus qu'elles contribuent à la complémentarité de l'offre alimentaire.

2004 : le marché s’améliore et s’agrandit

Le marché Jean-Talon est devenu, au fil des ans, un pôle régional majeur. Littéralement envahi par la clientèle de mai à octobre, il fallait permettre au marché de respirer davantage et d’évoluer, pour répondre aux besoins de la clientèle sans cesse grandissante et aux demandes de nouveaux producteurs intéressés à faire découvrir leurs produits. C’est pourquoi des travaux importants d’amélioration ont été entrepris en 2004, du côté de la rue Henri-Julien : un stationnement souterrain a été aménagé, portant le nombre total de places sur le site à 450. De plus, 22 nouvelles petites boutiques spécialisées ont vu le jour dans un nouveau bâtiment construit au-dessus du stationnement, et 30 nouveaux étals extérieurs accueillant petits producteurs et transformateurs artisans s’ajoutent aux autres de mai à octobre. LA CGMPM a également profité des travaux effectués en 2004 pour améliorer le mail d’hiver existant, et par la suite l’a agrandi, pour offrir une plus grande variété de produits. Printemps, été, automne, hiver, il fait toujours bon se promener au marché Jean-Talon!

Une nouveauté en 2006 : la piétonnisation

Depuis 2006, les rues Place-du-Marché-du-nord, entourant le marché Jean-Talon, sont devenues piétonnes les vendredis, samedis et dimanches, de 11 h 00 à 17 h 00, de juin à octobre. Cette transformation, initiée par l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie a connu au départ des tiraillements : il n’est pas facile de changer des habitudes. Après quelques années d’implantation, les visiteurs, les familles surtout, apprécient ce changement, et plusieurs marchands aussi!

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