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Horaire des marchés publics de Montréal

Certains horaires peuvent varier.

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Les marchés de A à Z

A – Atwater : Classé parmi les plus beaux édifices de la ville de Montréal, le marché Atwater se trouve en bordure de l’importante artère qui perpétue la mémoire d’Edwin Atwater, homme d’affaires et conseiller municipal de 1850 à 1857. L’imposant édifice de style art déco a été construit sur une période de deux ans, en 1931-1932. Il mesure 378 pieds de longueur (426 avec les marquises originales, aux extrémités) et 60 pieds de profondeur (115 en ajoutant les marquises et les boutiques côté est). La tour du marché est de 30 pieds par 22 et culmine à 152 pieds du sol. Cette année, on y a fièrement affiché l’immense banderole « 75 ans d’achat local dans les marchés publics » !

B – Bébé des marchés publics : le marché de Lachine s’est joint à la Corporation de Gestion des Marchés Publics de Montréal (CGMPM) en 2005 seulement. C’est le bébé de la Corporation, même s’il est un des plus anciens marchés publics de l’île de Montréal. Après avoir occupé l’emplacement de l’actuel hôtel de ville, il a été déplacé sur Notre-Dame (angle 18e rue) en 1909. Il a donc eu 100 ans en 2009 !

C – Cloche de la tour du marché Atwater : elle est toujours en place et sonne l’heure et la demi-heure. Le joli dessin de l’horloge (qui ne tient pas toujours le temps avec précision, cela dit en passant !), de style art déco, a été réalisé par les architectes Ludger et Paul Lemieux.

D – Dépression (Grande) : la crise économique de 1929 a engendré beaucoup de chômage au Canada : en 1933, au pire de la Crise, on compte 33 p. cent de sans-emploi ! L’assurance-chômage n’existe pas. Pour créer de l’emploi, des programmes sont institués tant au fédéral et au provincial qu’au municipal. Sous l’administration de Camillien Houde, les chantiers des marchés Saint-Jacques, Jean-Talon et Atwater sont lancés, recueillant des « contributions pour travaux de chômage ».

E – Étude des marchés publics, rapport du comité à l’exécutif du conseil municipal de Montréal, en 1956 : « Il est indispensable de conserver tous les marchés publics de Montréal, sans exception, à cause des remarquables services qu’ils rendent à la population, tout en offrant un lieu propice de rencontre entre producteurs et consommateurs. De plus, il convient de souligner la protection que les marchés offrent au public contre les prix élevés et les monopoles… ». Qu'en est-il aujourd'hui, 50 ans plus tard ?

F – Fromages québécois : chacun des marchés publics fait une place de choix aux fromages québécois, très variés, de qualité supérieure et en si grande vogue auprès de la clientèle montréalaise !

G – Grandes surfaces et « supermarchés » : dans les années 1960, leur apparition a sérieusement modifié les habitudes de consommation des Montréalais, confinant les marchés publics à un rôle secondaire, « folklorique », désuet. Comme quoi les marchés n’ont pas toujours eu la popularité qu’on leur accorde aujourd’hui !

H – Histoire des marchés : faire l’histoire des marchés publics, c’est relater les traditions et l’évolution de la gastronomie montréalaise. Mais c’est d’abord et surtout parler des goûts du monde, des recettes et plats quotidiens, des budgets familiaux pour l’épicerie et des relations privilégiées avec les producteurs.

I – Industrie essentielle : « L’Agriculture, qu’on le veuille ou non, a été et sera toujours l’industrie la plus essentielle puisqu’elle assure la subsistance et la vie de l’humanité ; aussi, son sort n’a cessé – et ne devra jamais cesser - de retenir l’attention et de préoccuper tant les gouvernants que les gouvernés ». (Juge Georges-Henri Héon, président de l’Office des marchés agricoles du Québec, 1957)

J – Jean-Talon : c’est le marché à ciel ouvert le plus important en Amérique du Nord ! On vient le visiter de partout dans le monde !

K – Kilométrage réduit : célébrer « 75 ans d’achat local dans les marchés publics », c’est favoriser la «localisation» versus la «mondialisation». Dans le contexte environnemental moderne, c’est prioriser l’agriculture faite dans un rayon de 50 km de Montréal et aider à réduire la production de gaz à effets de serre...

L – Légumes et fruits, arrivages : dans les marchés publics, on célèbre chaque année un minimum de six arrivages inspirés des cycles saisonniers que Mère Nature nous fait vivre : produits de l’érable et œufs à Pâques, fleurs à la mi-mai, fraises à la fin juin, récolte (voir ce mot) à la fin août, courges et citrouilles en octobre et sapins en décembre.

M – Maïs pas cher : dans les marchés publics, en 1910, on peut acheter le blé d’Inde à cinq cents (0,05¢) la douzaine !

N – Nord, marché du : le marché Jean-Talon s’est d’abord appelé le Marché du Nord, jusqu’en 1982. Il a été construit en 1932 sur le terrain du stade Shamrock, dédié à la crosse et datant de 1914.

O – Œufs du Capitaine : il s’appelle Jeno Finkelstein, alias le Capitaine, est Hongrois arrivé à Montréal en 1956. Au marché Jean-Talon en 1957, il vend des poules vivantes les vendredis et les samedis, à 25 cents la livre. Si on considère qu’il fait commerce à Jean-Talon depuis 50 ans, qu’en 1977, il vend ses œufs à 1,50 $ le carton de 36 et qu’il a dû écouler des centaines de milliers d’œufs, d’après vous, quel est l’âge du Capitaine ?

P – Payette, Lise : Dans sa jeunesse, Lise Payette se rendait souvent au marché Atwater avec sa grand-mère « pour acheter la viande. Nous allions toujours chez Adélard Bélanger (…). Je n’ai jamais abandonné cette fidélité aux Bélanger. Nous affichons quatre générations de part et d’autre, nous comme clients et eux comme patrons (1). » Aujourd’hui encore, la boucherie A. Bélanger offre ses viandes à la clientèle du marché Atwater. (1) Lise Payette (1997). Des femmes d'honneur. Une vie privée 1931-1968. Montréal : Éditions Libre Expression, pp 56-57.

Q – Quartiers d’hiver : les marchés publics à Montréal sont ouverts toute l’année, malgré les rigueurs de l’hiver, au marché Jean-Talon depuis 1983 et au marché Atwater, depuis la fin des années 1990. Les quartiers d’hiver constituent une gigantesque logistique : à Jean-Talon seulement, dès la fin octobre, on érige pas moins de 160 panneaux qui comptent 30 entrées doubles (60 portes) en cinq jours. Au marché Atwater, où la logistique est moins lourde, deux jours suffisent. Les structures restent jusqu’à la fin avril. Ainsi, les Montréalais peuvent fréquenter les marchés en hiver, dans le confort de lieux à température agréable.

R – Récolte et abondance : la fête des récoltes est le temps le plus marquant, le plus festif et le plus populaire de l’année : c’est le fruit du travail et de l’effort des producteurs agricoles et la saison de l’abondance si appréciée des amateurs de variété et de fraîcheur. Dans les marchés publics, la fête des récoltes est tenue la dernière fin de semaine d’août.

S – Saint-Jacques, le marché : c’est le 30 juin 1871 que la Ville de Montréal achète les terrains à l’angle des rues Amherst et Ontario en prévision de l’établissement du marché Saint-Jacques. L’édifice tel que nous le connaissons a été construit en 1931 au coût de 275 000 $, dans le cadre de la loi fédérale de l’aide aux chômeurs, et inauguré en grande pompe le 13 novembre de la même année.

T – Tournages : les marchés publics sont des lieux de tournage convoités par le cinéma et la télévision. Carrefours citadins fréquentés par des dizaines de milliers de Montréalais et de touristes, ils constituent un espace où se rencontrent la production paysanne locale et les tables gastronomiques urbaines. Ces dernières années, la populaire émission Des Kiwis et des hommes (SRC) a diffusé sur le petit écran le quotidien animé du marché Jean-Talon.

U – Union des producteurs agricoles (UPA) : en 1993, l’UPA a été le trait d’union entre la Ville de Montréal, qui cherchait alors à céder l’administration de ses marchés, et la Corporation de Gestion des Marchés Publics de Montréal (CGMPM), nouvellement constituée. L’entente couvrait alors les marchés Atwater, Jean-Talon, Maisonneuve et Saint-Jacques ainsi que les marchés de quartier et aux fleurs. Le bail a d’abord été d’une durée de dix ans, repris en 1998 et en 2003 pour être finalement prolongé jusqu’en 2017. Le président fondateur de la Corporation fut alors Jean-Guy Brais et le directeur général, Denis Brassard. Une fois la CGMPM créée et le bail signé, l’UPA s’est complètement retirée du dossier.

V – Ville et campagne : « Chaque jour de l’année, c’est la campagne à la ville » est le slogan publicitaire le plus durable que la Corporation a eu. Il met l’accent sur une particularité bien montréalaise : en Amérique du Nord et en Europe, peu de marchés publics (Farmers Markets, en anglais) sont ouverts tous les jours de l’année. Cela ajoute à la qualité de vie montréalaise…

W – Web, site : les marchés publics de Montréal ont un site web qui permet de trouver, selon la recherche faite, tous les produits disponibles en étals et en boutiques, de même que les producteurs et les commerçants des quatre grands marchés publics et des marchés de quartier et aux fleurs. Allez-y voir : le site vient d’être rafraîchi, faites-en le tour !

X – Xénophobie : la peur de ce qui est étranger n’a pas sa place dans les marchés publics, où c’est plutôt la variété culturelle et la gourmandise planétaire qui règnent ! Une récente étude de clientèle (2007) a permis de constater que les membres de plus d’une trentaine de nationalités fréquentent les marchés publics !

Y – Y a-t-il beaucoup de membres ? La CGMPM compte environ 250 membres, producteurs, marchands, boutiquiers, certains permanents, plusieurs saisonniers et répartis dans les quatre marchés ainsi que dans les marchés de quartier et aux fleurs.

Z – ZZZ : avec toute l’activité qui y règne et la variété des produits qu’on y retrouve, les marchés publics ne sont surtout pas un endroit pour dormir ! (...'scusez-la !)

Par : Jean Gagnon Doré

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