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Les Marchés Publics de Montréal

Louis-Philippe Lacroix: Profession horticulteur

Louis-Philippe Lacroix: Profession horticulteur
Le boulevard Sainte-Rose, au nord de Laval, a bien changé depuis l’époque où Paul Lacroix y cultivait sa terre, il y a 70 ans. Entre les immeubles de condos et les cottages tout neufs, certains des fils et filles Lacroix poursuivent aujourd’hui l’œuvre de leurs parents désormais âgés de 94 et 96 ans. Incursion dans un Laval horticole insoupçonné à moins d’un kilomètre de l’autoroute des Laurentides.

Louis-Philippe Lacroix et ses huit frères et sœurs ont grandi dans la ferme familiale de Fabreville, un terreau fertile pour développer le goût de l’horticulture. « Quand on était petits, on avait des vaches, des cochons et des poules, en plus des champs où on cultivait du maïs et plusieurs autres légumes », énumère-t-il. Dans les années 1950, son père se rendait déjà au Marché Jean-Talon pour vendre de la crème, des poules et des œufs.

Au fil des années, les animaux ont toutefois cédé la place aux productions maraîchères, en serre comme dans les champs. Si bien qu’à 12 ans, le jeune Louis-Philippe avait déjà lancé sa première production : des cornichons!

« Les fins de semaine, j’accompagnais mon père au marché pour vendre mes pickles, se souvient-il. Il nous a vraiment transmis l’amour du travail et la passion du métier. » Un héritage qui remonte d’ailleurs à la génération précédente avec l’établissement du grand-père Lacroix sur ce même lopin de terre.

Ce n’était pourtant que le début de son aventure agricole. L’horticulteur n’avait pas 20 ans quand, à la fin des années 1970, il construit sa première serre, qui est d’ailleurs toujours debout et fonctionnelle.

Une troisième génération d’agriculteurs

En plus des 15 arpents pour la culture en champs, pas moins de 35 000 pieds carrés de serres se sont ajoutés depuis, où il fait pousser non seulement des laitues, mais aussi des fines herbes. Louis-Philippe cultive un nombre incalculable de variétés de tomates : des classiques tomates cerises aux espèces ancestrales comme la Buffalo Sun, la Noire de Crimée ou la Heirloom Marriage Genuwine, tous des produits pour lesquels l’agriculteur est bien connu au marché et qui font ressortir son stand du lot. Sans oublier les fleurs annuelles, toujours très populaires, que ce soit en caissons ou en potées fleuries. « Et tout est certifié bio chez moi, renchérit-il. Ça fait 18 ans que je n’utilise plus de pesticides. »

Louis-Philippe, comme quatre autres membres de la fratrie qui se sont établis côte à côte sur l’ancienne terre familiale subdivisée au fil des ans, perpétue ainsi la tradition et continue à vendre sa production au Marché Jean-Talon durant la belle saison. « Avec l’aide de ma sœur Isabelle, qui s’occupe de mon kiosque », tient-il à préciser. Et même si chacun possède désormais son entreprise horticole et son propre stand au marché, le clan Lacroix demeure tissé serré.

« On s’entraide, indique le sexagénaire. Même si on a tous des productions maraîchères semblables, on n’est pas en compétition les uns contre les autres. Chacun a ses forces et si, par exemple, j’ai besoin de quelque chose, je peux toujours aller le chercher chez le voisin! »

Si ses neveux et nièces se montrent intéressés par les entreprises horticoles de leurs parents, Louis-Philippe Lacroix a pour sa part vu ses propres enfants embrasser une autre carrière.

« [La question de la relève] est un point d’interrogation pour le moment », souligne-t-il, ajoutant qu’il n’est quand même pas prêt d’arrêter d’aller au marché. Avec la nouvelle saison qui commence, « les affaires continuent ». Et à voir la passion qui l’anime toujours quand il parle de son entreprise, on ne serait pas surpris de l’y croiser encore de nombreuses années!

En rafale

La chose qui vous motive à vous lever si tôt le matin?

Chaque matin, je me lève vers 4 h 30 ou 5 h, et j’aime particulièrement voir la progression des plants. Chaque jour, ils changent. Travailler avec du vivant, c’est merveilleux, même s’il faut toujours être là pour s’en occuper.

Votre plus beau souvenir à la ferme?

Quand mon fils avait 5 ans, je l’ai installé sur le tracteur et je lui ai dit : « Aujourd’hui, c’est toi qui conduis. » Deux minutes plus tard, il avait déjà foncé dans une des serres. On en rit encore aujourd’hui.

Votre aliment préféré quand vous étiez enfant?

Le chou! Quand on montait au champ, on pouvait ramasser les choux abîmés et on mangeait le cœur — la partie jaune à l’intérieur qui est vraiment sucrée. Et aussi du maïs, juste comme ça, cru.


Un texte de Jessica Dostie du magazine Caribou

Photos de Michael Abril

La grande famille des marchés publics de Montréal est forte des producteurs, des marchands et des artisans qui la composent. Depuis des années et des générations, ils se lèvent tôt, expérimentent, ratent parfois, recommencent tout le temps, veillent, récoltent et réussissent ! Jour après jour, ils se tiennent fièrement debout derrière leurs étals comme au bout d’une table où ils nous invitent à manger. Ils sont le cœur et l’âme d’un marché, l’essence de sa personnalité, la raison pour laquelle on a envie d’y retourner. La série Portrait de famille tient à rendre hommage et à raconter l’histoire de ces piliers de nos marchés publics.

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme Proximité, mis en œuvre en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, selon une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


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