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Les Marchés Publics de Montréal

Le Vrac du Marché : Du magasin général au zéro déchet

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Le Vrac du Marché : Du magasin général au zéro déchet

Depuis sa création, l’épicerie Le Vrac du Marché a été témoin de bien des changements, dans ses allées comme dans l’évolution des goûts culinaires des Montréalaises et Montréalais. Cela dit, l’entreprise familiale est demeurée fidèle à sa mission, celle d’approvisionner la clientèle du marché Atwater en produits de qualité.

En 1984, lors de l’ouverture de l’épicerie, le zéro déchet était encore un concept bien vague. Pour les fondateurs, Gilles Ouellette et sa conjointe Lyane, une épicerie en vrac rappelait plutôt les magasins généraux qui peuplaient autrefois nos villages.

« À l’époque, le vrac commençait à peine. Inconsciemment, c’était du zéro déchet, mais on n’en parlait pas comme ça dans ce temps-là, raconte Gilles Ouellette. Je trouvais que c’était une bonne idée que les gens puissent acheter la quantité qu’ils désiraient pour des raisons économiques, comme à l’époque où on achetait sa livre de sucre au comptoir du magasin général. »

Au départ, le commerce se concentrait sur les produits de base : légumineuses, farines, sucres, noix, mais aussi miel, beurre d’arachide et même chips. « C’était tout petit, presque artisanal. On ne savait pas trop comment ça allait marcher. Lors de notre première journée d’ouverture, on a travaillé comme des fous, mais on a vendu que pour 200-300$. J’ai dit à ma femme : “Je pense qu’on va manger nos bas”. Mais tranquillement, c’est parti », se rappelle avec bonheur l’homme de 72 ans.

Au fil du temps, et selon les variations de l’intérêt pour le vrac, se sont ajoutés une foule d’aliments. Aujourd’hui, la boutique compte 3000 produits, dont 600 offerts en vrac. Et depuis quelques semaines, la clientèle peut à nouveau apporter ses propres contenants pour une approche zéro déchet, service qui avait disparu pendant la pandémie en raison des restrictions sanitaires.

« À partir des années 90, l’intérêt de gens pour la cuisine s’est accru. Les goûts se sont développés, les gens ont commencé à voyager davantage. C’est à ce moment qu’on a commencé à offrir plus de produits d’origine européenne », raconte Carl Ouellette, qui a repris les rênes du magasin de ses parents il y a quelques années.

Le Vrac du Marché a contribué à sa façon à cette ouverture d’esprit. Au sein de délégations de commerçants des marchés publics de Montréal, Gilles et Lyane ont multiplié les visites en France, en Italie et aux États-Unis pour rencontrer les meilleurs producteurs et ramener le savoir ancestral de ces derniers dans leurs bagages.

« On a visité des huileries, des vignobles, des fromagers et les grands marchés européens. C’était un moyen pour nous d’apprendre. Internet n’existait pas, alors il fallait se rendre sur place! » se remémore Lyane.



Tel père, tel fils

Depuis qu’il a pris la relève de ses parents à la gestion du commerce, Carl se fait une fierté de tenir en magasin des produits de haute qualité, mais accessibles pour le portefeuille de sa clientèle. Noix, fruits séchés ou confits, huiles, vinaigres, épices, farines, thés, chocolats et autres friandises parsèment les allées du commerce situé au deuxième étage du marché Atwater.

« On vise l’excellence et on veut offrir le meilleur à nos clients », résume le maître des lieux. Ce goût pour le travail bien fait et pour le service, l’homme de 44 ans le doit en grande partie à ses parents. « Je suis comme Obélix : je suis tombé dedans quand j’étais petit, dit-il sans hésiter. Dès l’âge de 8 ou 10 ans, les week-ends, mes parents m’amenaient déjà au marché. J’ai su assez vite que je voulais faire ça dans la vie. »

En cela, il aura suivi les traces de son père. Fils d’un boucher, Gilles Ouellette a été propriétaire d’un dépanneur-épicerie dans sa ville natale de Mascouche (qui n’était alors qu’un village), avant de se lancer dans l’aventure des marchés publics.

Aujourd’hui retraité, le septuagénaire a encore le commerce de détail dans les veines et passe souvent au magasin en compagnie de sa femme. « Le commerce, travailler avec le public, j’aime ça. Ç’a toujours été ma vie. Je ne connais pas autre chose et je ne changerais pas de vie avec personne », raconte le chaleureux personnage.

S’il ne tarit pas d’éloges sur la camaraderie et l’esprit de village qui règnent entre les marchands, on sent toutefois un soupçon de regrets lorsqu’il revient sur tous les sacrifices qu’a demandés le démarrage de son entreprise.

« Je n’ai jamais fait de sport avec mes enfants, je n’ai jamais pris de vacances avec mes enfants. C’était très prenant, 7 jours sur 7. Des congés de paternité, ça n’existait pas non plus, souligne-t-il. Autres temps, autres mœurs… »

Lui aussi père de deux enfants, Carl réussit quant à lui à maintenir une vie plus équilibrée, même si le métier de commerçant demeure exigeant. « Je suis au magasin cinq jours par semaine, mais je dois quand même consacrer une heure de travail à la maison chaque soir. La gestion quotidienne, ça n’arrête jamais. Il faut toujours avoir la tête au commerce. »

Mais comme son père, il ne changerait de vie pour rien au monde : « J’aime le public, j’aime ma job. Quand je me lève le matin, je ne vais pas travailler, je vais faire ce que j’aime. »



Questions en rafale à Carl Ouellette

Comment décrire l’ambiance du marché en un mot?

Conviviale. Entre commerçants, on se connaît tous, c’est comme un petit village!

Une spécialité à se procurer absolument dans votre commerce?

On est vraiment reconnus pour nos noix en vrac, tant en qualité, qu’en fraîcheur et en volume.

Une anecdote particulière sur le marché?

Ce n’est pas un moment joyeux, mais l’incendie au marché Atwater, le 8 décembre 2002, me vient en tête. Il a fallu tout jeter nos stocks et se réapprovisionner pour la réouverture, moins d’une semaine plus tard.




Texte de Benoit Valois-Nadeau

Photos de Dominique Viau, BODOÜM photographie




La grande famille des Marchés publics de Montréal est forte des producteurs, des marchands et des artisans qui la composent. Depuis des années et des générations, ils se lèvent tôt, expérimentent, ratent parfois, recommencent tout le temps, veillent, récoltent et réussissent ! Jour après jour, ils se tiennent fièrement debout derrière leurs étals comme au bout d’une table où ils nous invitent à manger. Ils sont le cœur et l’âme d’un marché, l’essence de sa personnalité, la raison pour laquelle on a envie d’y retourner. La série Portrait de famille tient à rendre hommage et à raconter l’histoire de ces piliers de nos Marchés publics.

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme Proximité, mis en œuvre en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, selon une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


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