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Les Marchés Publics de Montréal

Ferme Conrad Pitre: passion fraises

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Ferme Conrad Pitre: passion fraises
Des vrais de vrais. Voici ce que l’on peut dire des Pitre, maraîchers de pères en fils, qui ont pris racine sur une terre de Mercier depuis trois générations. On les reconnaît à leur amour pour leur métier, à leur accueil chaleureux et à leurs délicieuses fraises, que l’on peut se procurer à leur petit kiosque adjacent à leurs champs, ou bien à celui du Marché Atwater qu’ils occupent depuis son ouverture en 1933. Rencontre avec une famille attachante.

Aujourd’hui, nous prenons la direction de la Montérégie. Notre destination finale : la Ferme Conrad Pitre, une terre agricole située aux abords d’une route passante de Ville de Mercier. Dans cet environnement où l’urbanisation a pris ses quartiers, il faut s’imaginer qu’il y a encore 30 ans, il y avait ici 25 producteurs de fraises. Mais à présent, ce sont uniquement les Pitre qui tiennent vaillamment le fort.

C’est Alain que les clients du Marché Atwater connaissent bien parce qu’il les accueille depuis 50 ans sur place – à 8 ans, il allait déjà aider ses parents. C’est lui qui nous reçoit et nous fait faire le tour de cette terre toute en longueur sur laquelle il a grandi et travaille avec son père Conrad, encore dans les champs à plus de 80 ans. Comme le dit si bien ce dernier avec humour : « Il faut bien que je marche! Je ne vais pas m’arrêter comme ça! »

Une culture dans la plus pure tradition

Alain connaît chaque parcelle de la ferme, où on trouve 20 milles plants de fraises d’été (Jewel, Audrey et Lilas), ainsi que des tomates, des concombres, du maïs et des courges. Pour lui, devenir maraîcher comme son père était naturel. « Je dis souvent que je suis né entre deux rangs de fraises, et que je ne me serais jamais vu faire autre chose, dit-il en riant. Je me sens privilégié d’avoir un métier qui me permet d’être toujours dehors, que ce soit ici ou au marché. »

Il faut dire qu’à la Ferme Conrad Pitre, il est beaucoup question de famille, de tradition et de transmission. On y cultive encore les fraises à l’ancienne, sans revêtement de plastique ni arrosage artificiel. « Mon père est d’avis que si le gars d’en haut ne veut pas qu’il pleuve entre mai et juillet, eh bien on n’aura pas de fraises, c’est tout. À nos yeux, quand les fraises sont arrosées, elles ont moins de goût. »

Ce choix peut évidemment nuire certaines années à la production. Sécheresse oblige, les Pitre ont vu en 2020 et en 2021 toute leur production de fraises brûlée et ont dû en acheter ailleurs au Québec pour s’approvisionner. Mais en général, ils cueillent l’équivalent de 3000 boîtes de 12 chopines de fraises entre le mois de juin et celui de juillet, avec des livraisons quotidiennes de leur production au marché pour une fraîcheur garantie. « Pendant cette période, il faut que je me déguédine, car on a beaucoup de stock à sortir du camion réfrigéré, et des clients qui attendent leurs fraises impatiemment! », explique Alain.

Des fraises… et bien plus!

La vie d’un maraîcher qui ne réalise pas de cultures sous serres l’hiver est en quelque sorte mise sur pause. « Mais je vous assure que d’avril à novembre, c’est un travail très exigeant et impossible à réaliser sans une bonne équipe, indique l’agriculteur, qui travaille jusqu’à 90 heures par semaine pendant cette période. »

C’est grâce à cette équipe, qui grimpe en saison jusqu’à une trentaine de personnes, que les Pitre réussissent chaque année à approvisionner en fraises, en légumes et en courges leurs étals au marché. « Nous cultivons des tomates italiennes et canadiennes, des concombres, des cantaloups et melons d’eau (pastèques), du maïs sucré et beaucoup, beaucoup de sortes de courges ! », lance fièrement Alain en nous montrant une photo de son grand kiosque débordant de citrouilles et de cucurbitacées qui fait la fierté du Marché Atwater chaque automne. Il ajoute : « Les gens savent que nous produisons des vrais fruits et légumes de qualité. Ils nous encouragent et me disent souvent : « Alain, faut pas que tu partes d’ici! » »

On l’aura compris, la famille Pitre est très attachée à ce marché qu’elle fréquente depuis presque 100 ans. Mais elle est encore plus imbriquée à sa terre, dont Alain dit : « Le jour où mon père quittera les champs et où je ne serai plus capable d’assurer seul la production, je louerai cette terre à un agriculteur plutôt que de la vendre ou de la voir dépérir, parce qu’elle fait partie de nous. » Des vrais de vrais, on vous l’avait dit!

Un texte de Sophie Ginoux, magazine Caribou

Photos de Dominique Viau, BODOÜM photographie


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La grande famille des Marchés publics de Montréal est forte des producteurs, des marchands et des artisans qui la composent. Depuis des années et des générations, ils se lèvent tôt, expérimentent, ratent parfois, recommencent tout le temps, veillent, récoltent et réussissent ! Jour après jour, ils se tiennent fièrement debout derrière leurs étals comme au bout d’une table où ils nous invitent à manger. Ils sont le cœur et l’âme d’un marché, l’essence de sa personnalité, la raison pour laquelle on a envie d’y retourner. La série Portrait de famille tient à rendre hommage et à raconter l’histoire de ces piliers de nos Marchés publics.

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme Proximité, mis en œuvre en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, selon une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


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