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Les Marchés Publics de Montréal

Liette, l’emblématique maraîchère des Serres JC Lauzon

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Liette, l’emblématique maraîchère des Serres JC Lauzon

Les marchés publics de Montréal hébergent bien plus que des marchands. Certaines familles y sont établies depuis des dizaines d’années et comptent dans leurs rangs des personnalités plus grandes que nature. C’est le cas de Liette Lauzon, une des doyennes du marché Jean-Talon, aussi attachante que colorée.

Avant même de faire connaissance avec Liette Lauzon sur les terres de Saint-Eustache qui alimentent le kiosque des Serres JC Lauzon du marché Jean-Talon de milliers de plants, de légumes, de fruits et de fleurs, on se sent accueilli. Une adorable chienne de 17 ans, Choco, vient quêter quelques caresses, tandis qu’une jeune femme souriante s’approche de nous. Cette impression se confirme quelques minutes plus tard, lorsque la conversation s’amorce avec la maîtresse des lieux dans une des serres de l’exploitation familiale où se trouvent des centaines de petites pousses empotées sur de longues tables et autant de paniers fleuris suspendus dans les airs.

 

40 ans de culture maraîchère

Liette a grandi au sein d’une famille agricole dont elle a hérité l’amour profond de la ruralité. Quand elle s’est mariée avec Jean-Claude Lauzon, elle a « pris pays », comme le veut l’expression, sur un domaine qui allait lui faire découvrir le métier de maraîchère et celui de commerçante dans un marché public.

Il y a 40 ans, Mme Lauzon est ainsi devenue, plus encore que son mari qui travaille dans les champs, le porte-étendard de l’entreprise familiale, les deux mains tantôt dans la terre, tantôt sur le volant pour amener ses produits au marché, tantôt derrière les étals. Au fil des années, elle a assisté à l’évolution de notre société et de ses goûts alimentaires. « Tout a tellement changé, raconte-t-elle. Il y a 40 ans, on nous achetait surtout des caisses de plants de tomates pour fournir de grands jardins. Mais avec le temps, les balcons ont souvent remplacé les jardins. Alors, nous nous sommes adaptés aux nouveaux besoins et goûts des consommateurs. »

La ferme serricole s’est donc beaucoup diversifiée et propose aujourd’hui jusqu’à 10 variétés de plants de tomates, d’aubergines, de laitues, d’épinards, de basilic, etc. « Si un jour, on m’avait dit que mon plus gros vendeur parmi les piments serait le piment fort Ghost, plutôt que des piments doux, je ne l’aurais jamais cru! » lance Liette.

Si la famille Lauzon est reconnue pour ses plants de légumes et de fines herbes de toutes sortes, il faut aussi souligner le succès qu’elle remporte avec ses paniers fleuris colorés, ainsi qu’avec ses légumes (maïs sucré, rhubarbe, haricots, courges) et ses fruits (pommes, cantaloups, fraises et framboises) plantés en terre. « Même si ce n’est pas évident de s’occuper de tout ça avec la pénurie de main-d’œuvre, j’adore la diversité de nos produits, dit la maraîchère. Je m’amuse même à essayer de nouvelles variétés chaque année. »

 

Le marché, une grande famille

Même si son travail occupe une grande place dans sa vie, Liette Lauzon est très attachée à la notion de famille. Sur l’exploitation, elle est entourée quotidiennement de son mari, de son fils, de sa bru et même de son petit-fils. « Il a huit ans et travaille déjà aussi vite que moi! » dit fièrement la sexagénaire à propos de ce dernier.

Liette s’est aussi constituée, au fil de sa carrière, une famille de cœur à l’intérieur du marché Jean-Talon. Chaque matin, avant l’heure d’affluence, elle pique une petite jasette en buvant un café avec ses voisins. « Je pense que les gens qui nous rendent visite ressentent cette complicité, cet esprit tissé serré, indique-t-elle. C’est pour ce contact humain, cet accès direct et convivial qu’ils nous préfèrent aux grandes surfaces anonymes. »

La maraîchère s’est d’ailleurs beaucoup investie dans le conseil d’administration des Marchés publics de Montréal. Elle l’a même présidé quelques années, à l’époque charnière, au marché Jean-Talon, de la construction du stationnement souterrain, de l’arrivée de la SAQ et de la venue d’une émission de télévision dont tout le monde se souvient, Des kiwis et des hommes, présentée de 2005 à 2012.

« J’ai vraiment aimé relever ces défis, même si cela représentait une job énorme, en plus de celle que j’avais déjà, explique Liette. Mon mari se plaignait de ne plus me voir et m’avait rebaptisée “mère Teresa”, mais je ne regrette pas cette implication. »

À l’heure où d’autres sont déjà à la retraite, Liette Lauzon est fière du chemin parcouru et est toujours hyperactive. Elle pense bien, de temps à autre, à ralentir la cadence et à céder sa place à la relève. « Mais que ferais-je? Il est hors de question que je reste à la maison! » lance la maraîchère. Nous avons donc toutes les chances de la croiser au kiosque JC Lauzon du marché Jean-Talon encore plusieurs années!

 

Questions en rafale

La chose qui vous motive à vous lever si tôt le matin?

J’aime le calme avant la tempête. Quand j’arrive au marché, vers six heures du matin, j’entends le chant des oiseaux. C’est très apaisant.

 

Un produit incontournable à se procurer quand on visite votre kiosque?

Notre basilic et nos tomates. Nous produisons des tomates depuis plus de 40 ans : c’est notre spécialité. Quant au basilic frais, qu’y a-t-il de meilleur dans une assiette? Ça fait toute la différence.

 

Votre aliment préféré quand vous étiez enfant?

Je suis maraîchère, mais j’ai la dent sucrée depuis que je suis toute petite. J’adore, par exemple, la tarte au sucre. Et la mienne est réputée bien au-delà du marché!




Texte de Sophie Ginoux, magazine Caribou
Photos de Dominique Viau, BODOÜM Photographie


La grande famille des Marchés publics de Montréal est forte des producteurs, des marchands et des artisans qui la composent. Depuis des années et des générations, ils se lèvent tôt, expérimentent, ratent parfois, recommencent tout le temps, veillent, récoltent et réussissent ! Jour après jour, ils se tiennent fièrement debout derrière leurs étals comme au bout d’une table où ils nous invitent à manger. Ils sont le cœur et l’âme d’un marché, l’essence de sa personnalité, la raison pour laquelle on a envie d’y retourner. La série Portrait de famille tient à rendre hommage et à raconter l’histoire de ces piliers de nos Marchés publics.

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme Proximité, mis en œuvre en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, selon une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


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