Accueil
À propos
Trouvez votre marché
Devenir marchand
Contactez-nous
   en
Marchés
Marchands
Portraits de famille
Marché Jean-Talon en ligne
Sacs et certificats-cadeaux
Produits
Recettes
Blogue
Arrivages
Carte
À propos
- Conseil d’administration
- Kiosques de la relève
Contactez-nous
- Devenir marchand
- Médias
- Questions et commentaires
Les Marchés Publics de Montréal
15 janvier 2021

Des légumes bio toute l’année

Tous les articles

Des légumes bio toute l’année

Au Marché Atwater, Valérie Benoit est devenue une référence pour les amoureux de légumes biologiques. Les clients n’ont d’ailleurs pas l’occasion de s’ennuyer d’elle durant l’hiver, puisque l’entreprise Pure Horticulure, qu’elle possède avec son conjoint Stéphane Buquet, produit à l’année longue.

La crise sanitaire a eu un impact majeur sur les ventes de Pure Horticulture, au printemps et à l’été 2020. «On a produit 25% de plus pour répondre à la demande. Les gens voulaient revenir à la base en faisant leur jardin et en s’alimentant localement, ce qui est en plein notre créneau, souligne la maraîchère. On a travaillé en fou!»

Afin de gérer leur kiosque du Marché Atwater, Valérie Benoit a pu compter sur son équipe. Elle se dit particulièrement bien entourée. «J’ai une super belle équipe avec moi. Je m’assure d’être sur place au moins quatre jours par semaine, mais il me faut des employés en or pour gérer la suite.»

De son côté, son conjoint Stéphane Buquet lui, s’occupe de la production, des employés et de la comptabilité. Après des années à travailler aux Serres Riel, le Français d’origine a lancé Pure Horticulure à Saint-Rémi, en Montérégie, avec différents partenaires, avant de s’associer officiellement avec sa conjointe, qui travaillait sur le terrain depuis 2012. «Au départ, on ne voulait pas mélanger les affaires et les amours, dit Valérie. Finalement, on a pris mille détours avant d’arriver à ce qui était le plus simple : devenir associés.»

Pour l’amour du bio

Si le nom de l’entreprise est un clin d’œil au passé horticole à l’entreprise de production de fleurs que Stéphane Buquet a rachetée, l’adjectif «pure» se veut une évocation métaphorique des produits bio. «En 2012, le bio n’était pas encore un courant très fort. Les gens ne comprenaient pas le concept, se souvient Valérie. Mais, pour Stéphane, qui avait travaillé dans des serres et qui savait à quel point les produits chimiques étaient surutilisés, c’était un choix évident. Moi-même, je mangeais bio avant de le produire. C’est un mode de vie pour nous.»

Un mode de vie qui exige le respect de plusieurs règles afin de conserver la certification officielle, mais qui implique également plus de travail sur le terrain. «Un traitement fongicide biologique fonctionne vingt fois moins qu’un traitement chimique, alors il faut traiter plus, faire plus de prévention, avec de moins grands effets et davantage de pertes», explique-t-elle.

Avec les années, les producteurs ont néanmoins pris du galon. «On apprend et on observe. La plante nous dicte quoi faire, à l’inverse d’un producteur traditionnel qui décide qu’il veut la plante prête pour le 15 juillet», dit-elle.

Le potentiel des serres

Pour augmenter leur productivité, en 2019, un nouveau système de chauffage au gaz naturel a permis aux entrepreneurs de produire à l’année longue. «Avant, on arrêtait la production d’octobre à janvier, car les coûts de chauffage au mazout étaient trop élevés, explique Valérie. Notre nouveau système est beaucoup plus économique et meilleur pour la planète.»

Alors que le gouvernement québécois envisage une baisse des coûts d’hydroélectricité pour soutenir la production en serres, la productrice maraîchère juge l’idée appréciable, bien qu’insuffisante. « Il n’y a pas beaucoup de serres alimentées en électricité au Québec. La plupart utilisent de l’huile pour se chauffer. » Elle croit davantage aux subventions favorisant la transition énergétique, comme celle dont son entreprise a profité. «Cela dit, nos serres ont des lumières qui fonctionnent avec l’électricité, donc le projet du gouvernement va aussi aider. On doit tout faire pour acroître la production de fruits et de légumes de proximité.»

Ainsi, l’équipe de Pure Horticulture produit 70 variétés de fines herbes à l’année. De mars à juin, elle se concentre sur les plants de légumes à vendre, avant de se dédier à la production d’une cinquantaine de variétés de légumes de juin à février. L’entreprise est portée à bout de bras par deux amoureux aux forces complémentaires. «À l’exception des réunions de gestion pour le marché et la production, on a vraiment chacun nos tâches. La passion pour la production maraîchère vient de Stéphane à la base. Moi, je suis meilleure avec le public, la présentation visuelle et le marketing. On a uni nos forces pour faire ce que qu’on aime et ce en quoi on croit!»


Un texte de Samuel Larochelle du magazine Caribou

Photos de Daphé Caron

La grande famille des Marchés publics de Montréal est forte des producteurs, des marchands et des artisans qui la composent. Depuis des années et des générations, ils se lèvent tôt, expérimentent, ratent parfois, recommencent tout le temps, veillent, récoltent et réussissent ! Jour après jour, ils se tiennent fièrement debout derrière leurs étals comme au bout d’une table où ils nous invitent à manger. Ils sont le cœur et l’âme d’un marché, l’essence de sa personnalité, la raison pour laquelle on a envie d’y retourner. La série Portrait de famille tient à rendre hommage et à raconter l’histoire de ces piliers de nos marchés publics.

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme Proximité, mis en œuvre en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, selon une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


Partagez...


Haut de page

À lire également...

12 août 2021

Marché Jean-Brillant: Nourrir de jour comme de nuit

Sept jours sur sept, de jour comme de nuit, le Marché Jean-Brillant offre des aliments frais aux résidents de l’animé quartier Côte-des-Neiges. Rencontre...

EN SAVOIR PLUS

28 juillet 2021

Havre-aux-Glaces: Un glacier autodidacte

Enfant, Richard Lachapelle était déjà amateur de bonne crème glacée. Il n’aurait cependant jamais imaginé se retrouver un jour aux commandes d’une...

EN SAVOIR PLUS

14 juillet 2021

Ferme des Moissons: Vivre d’amour et d’ail frais

« Dans les petits pots les meilleurs onguents », « Small is beautiful », … autant de proverbes qui décrivent à merveille l’approche de Daniel Brais...

EN SAVOIR PLUS

29 juin 2021

Ferme Conrad Pitre: passion fraises

Des vrais de vrais. Voici ce que l’on peut dire des Pitre, maraîchers de pères en fils, qui ont pris racine sur une terre de Mercier depuis trois...

EN SAVOIR PLUS

23 juin 2021

Bières du Québec : notre grande histoire d’amour avec...

Qu’elles soient rousses, brunes ou blondes, fortes ou délicates, fruitées ou épicées, les bières font partie du quotidien des Québécois depuis...

EN SAVOIR PLUS

10 juin 2021

D’Adélard à Éliane Bélanger: 4 générations de...

Alors que la saison du barbecue s’amorce en force, il se trame quelque chose à la boucherie Adélard Bélanger et fils : la doyenne du Marché Atwater...

EN SAVOIR PLUS

9 juin 2021

Un resto pas comme les autres

Lundi matin. Derrière sa façade vitrée qui donne sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, le Robin des Bois s’éveille. On est immédiatement charmé...

EN SAVOIR PLUS

28 mai 2021

Terrasses et tables de pique-nique : le grand retour!

Crédits photos : Vivien Gaumand Imaginez un soleil qui dore votre peau. Vous êtes confortablement assis. L’odeur de la nourriture chatouille vos narines....

EN SAVOIR PLUS
Infolettre Marchés Publics de Montréal

Recevez les nouvelles fraîches par courriel !


Nous ne partageons votre courriel avec quiconque,
pas plus que nous ne vendons cette information ou la promouvons à des tiers.